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Catalogue · mise à jour août 2026

Le catalogue des hôtels

Quatre chapitres, une seule règle : l'hôtel entre ici pour ce qu'il est comme construction.

Architecture · Cabines · Glace · Casino-Hôtels

Sceau du catalogue everstonepoint.

Les chapitres du catalogue

Comment ce catalogue est organisé

Chaque chapitre tient sur une seule page. Les fiches n'y défilent pas les unes après les autres : elles se choisissent dans une colonne d'onglets, à gauche, et la fiche retenue s'affiche à droite. Sur écran étroit, cette colonne devient un index placé au-dessus des fiches.

La numérotation est l'ossature du catalogue. Le premier chiffre donne le chapitre, le second la position à l'intérieur de ce chapitre : 1.1 ouvre l'architecture, 4.4 ferme les casino-hôtels. Le même numéro sert d'adresse partout, dans les onglets, dans les titres, dans l'index et dans les liens.

Chaque fiche existe à deux niveaux de lecture. Le résumé tient en quelques lignes et donne une seule idée sur le bâtiment. Le texte complet reprend l'origine de la construction, ce qu'on en a fait et ce qui la distingue des voisines de chapitre. Un seul réglage bascule toute la page d'un niveau à l'autre.

Voir l'index du catalogue →

À quoi ressemble une fiche

Trois exemples pris dans trois chapitres, affichés hors du mécanisme d'onglets.

1.1

Hôtel Le Corbusier

Marseille, Bouches-du-Rhône, France

Chapitre 1 · Architecture

Résumé

L'hôtel occupe deux niveaux de la Cité Radieuse, l'unité d'habitation dessinée par Le Corbusier. Le béton reste brut, les couloirs gardent leurs couleurs d'origine et les chambres suivent la trame étroite du bâtiment. On y dort dans un manifeste d'architecture plutôt que dans un décor inspiré par lui.

Complet

La Cité Radieuse est une barre de logements posée sur pilotis au sud de Marseille. Le Corbusier l'a conçue comme une ville verticale : des appartements en duplex, des rues intérieures, des équipements collectifs et un toit-terrasse. L'hôtel s'est installé dans une partie de ce bâtiment et en occupe deux niveaux.

La conséquence est directe. Les chambres reprennent le gabarit des cellules d'habitation, donc des volumes étroits, hauts, traversés par une loggia. Le béton n'est pas recouvert. Les couloirs intérieurs restent sombres et colorés, exactement comme le plan d'origine le prévoyait, et l'on passe d'un corridor étroit à une pièce ouverte sur le ciel.

Ce qui distingue cette adresse du reste du chapitre tient à son statut. Ce n'est pas un monument reconverti en hôtel : c'est un immeuble d'habitation toujours habité, où des résidents vivent au-dessus et au-dessous des chambres. Le toit-terrasse, la rue commerçante intérieure et l'école appartiennent au même ensemble.

On y vient donc pour lire un bâtiment de l'intérieur, avec ses proportions, sa lumière calculée et ses couleurs franches. Le confort est celui d'un hôtel de ville, pas celui d'un établissement de villégiature. C'est cohérent avec le projet et cela explique pourquoi cette adresse ouvre le catalogue.

Bâtiment
Unité d'habitation de Le Corbusier, années 1950
Accès
Marseille sud, bus depuis le centre
Saison
Toute l'année
À savoir
L'immeuble reste habité : les parties communes sont partagées avec des résidents.
Ce que le bâtiment était

Un immeuble de logements collectifs conçu comme une ville verticale, avec rue intérieure, école et toit-terrasse. L'hôtel s'est installé plus tard dans une partie de ces niveaux, sans modifier la structure.

Quand y aller

Le bâtiment se visite en toute saison. La lumière rasante d'hiver rend les loggias plus lisibles, l'été le toit-terrasse est utilisé par les résidents et par les événements de la ville.

Voir dans le sommaire → Poser une question →

3.2

Hôtel de Glace

Saint-Gabriel-de-Valcartier, près de Québec, Canada

Chapitre 3 · Glace

Résumé

Depuis 2001, le bâtiment est entièrement redessiné et reconstruit chaque année près de Québec. Les voûtes sont montées en neige projetée, les cloisons en glace. C'est la seule construction de ce type en Amérique du Nord et elle disparaît au printemps.

Complet

L'Hôtel de Glace est monté chaque hiver au Village Vacances Valcartier, au nord de Québec, puis emporté par le dégel. La construction repose sur deux matériaux : de la neige compactée, projetée sur des coffrages cintrés pour former les voûtes, et des blocs de glace pour les cloisons, les ouvertures et les éléments sculptés.

Le chantier dure plusieurs semaines et mobilise des équipes de sculpteurs. Chaque année, un nouveau plan est dessiné : le nombre de galeries, la position de la chapelle, le tracé des voûtes et le thème des sculptures changent. Le résultat est donc un bâtiment neuf, pas la remise en état du précédent.

L'intérieur suit une logique simple : couloirs voûtés, températures négatives constantes, éclairage encastré dans la glace. Les lits sont des socles de glace recouverts de bois et de matelas isolants, et l'on dort en sac de couchage polaire. Les services chauffés sont regroupés dans un pavillon voisin.

Dans le chapitre, cette fiche sert de contrepoint à Jukkasjärvi. Le procédé est proche mais le climat continental québécois, avec ses hivers secs et très froids, autorise des voûtes plus amples. C'est aussi la démonstration que le modèle scandinave a été transposé, sans copie, dans un autre continent.

Bâtiment
Voûtes de neige projetée et cloisons de glace, reconstruites chaque année depuis 2001
Accès
Voiture depuis Québec, à courte distance de la ville
Saison
Hiver, généralement de fin décembre à fin mars
À savoir
Bâtiment saisonnier : les dates dépendent du gel et changent chaque année.
Ce que le bâtiment était

Rien de permanent : le site accueille chaque hiver une construction neuve, montée sur coffrages, qui fond au printemps et ne laisse aucune structure derrière elle.

Quand y aller

De janvier à mars, une fois la construction achevée. L'ouverture intervient parfois dès la fin décembre selon le gel, et les fins de saison sont plus douces.

Voir dans le sommaire → Poser une question →

4.4

Casino Rama Resort

Rama, Ontario, Canada

Chapitre 4 · Casino-Hôtels

Résumé

L'ensemble se trouve sur les terres de la Chippewas of Rama First Nation, au bord du lac Couchiching. Grande salle de concert, restauration, spa et parcours de golf composent le programme. Le paysage lacustre et forestier entoure entièrement le site, à bonne distance des villes de la région.

Complet

L'établissement est implanté sur les terres de la Chippewas of Rama First Nation, dans le centre de l'Ontario, à proximité du lac Couchiching et de la ville d'Orillia. Cette situation foncière est une donnée du lieu : l'équipement appartient au territoire de la Première Nation et s'inscrit dans son économie.

Le bâti est étalé, de faible hauteur sur la plus grande partie de son emprise, avec une tour d'hébergement qui émerge au-dessus des arbres. Les stationnements et les voies d'accès occupent une surface importante, ce qui est la règle pour un équipement de cette échelle en milieu rural.

La grande salle de concert est l'élément le plus structurant : elle reçoit des tournées et fonctionne comme l'une des salles importantes de la région. S'y ajoutent plusieurs restaurants, un spa et un parcours de golf, ce dernier tirant parti du relief doux et des boisés. Ce catalogue ne décrit ni ne commente les salles de jeu.

Dans le chapitre, cette fiche représente le cas rural. Il n'y a ni île, ni falaise, ni métro : un lac, des forêts, une route. L'ensemble fonctionne comme une destination en soi, où l'on arrive et d'où l'on ne ressort pas facilement sans véhicule. C'est la contrainte principale de l'adresse.

Bâtiment
Complexe de villégiature avec salle de concert, en bord de lac
Accès
Voiture depuis Toronto, environ 150 km
Saison
Toute l'année, golf et lac en saison chaude
À savoir
Difficile d'accès sans voiture.
Ce que le bâtiment était

Un secteur boisé au bord du lac Couchiching, sur les terres de la Chippewas of Rama First Nation, où le complexe a été développé à partir des années 1990.

Quand y aller

De la fin du printemps au début de l'automne, quand le lac, les boisés et le parcours de golf sont utilisables. L'hiver est long et l'accès dépend de la route.

Voir dans le sommaire → Poser une question →

Un bâtiment reste en mémoire longtemps après qu'on a oublié le service.

Les hôtels qui fondent

Les hôtels du chapitre 3 n'existent que quelques mois. Ils sont montés à l'entrée de l'hiver, en neige compactée et en blocs de glace prélevés dans une rivière ou un lac voisin, puis ouverts jusqu'au retour du dégel.

Au printemps, la structure s'affaisse et le matériau retourne d'où il vient. Il ne reste rien à restaurer, rien à entretenir, aucune façade à vieillir. L'année suivante, le chantier recommence, avec un plan différent et souvent d'autres auteurs pour les volumes intérieurs.

C'est le seul chapitre du catalogue où décrire un bâtiment revient à décrire une méthode. Les fiches y parlent donc de procédés, de latitude, de durée de saison et de ce qui change réellement d'un site à l'autre.

Ouvrir le chapitre 3 →

Notes de rédaction

Chapitre 3 · Glace · 17 min

Pourquoi la glace fond toujours au même endroit

Les constructions de neige suivent une saison courte et un calendrier de chantier serré. Voici comment elles sont montées, tenues et abandonnées.

Lire le carnet →

Chapitre 2 · Cabines · 8 min

Une cellule, un lit, rien d'autre

La cabine n'est pas une petite chambre : c'est un autre plan. Ce que change le passage de la pièce à l'unité fermée.

Chapitre 1 · Architecture · 12 min

Le béton n'a pas été peint

À Marseille, l'unité d'habitation garde ses surfaces d'origine. Ce que cela impose à un hôtel installé dans un immeuble encore habité.

Questions courantes

Les établissements paient-ils pour figurer ici ?

Non. Aucune adresse ne paie, directement ou indirectement, pour entrer au catalogue ou pour y rester. Nous ne vendons ni placement, ni mise en avant, ni lien.

Peut-on réserver sur ce site ?

Non. Le catalogue ne prend aucune réservation, ne transmet aucune demande aux établissements et ne renvoie vers aucune plateforme de réservation.

D'où viennent vos informations ?

De sources publiques : sites des établissements, documentation d'architecture, publications de presse et documents d'urbanisme. Nous décrivons des bâtiments à partir de ces sources, et nous ne publions pas de comptes rendus de séjour.

Pourquoi quatre adresses canadiennes dans un catalogue français ?

Parce que le chapitre 4 porte sur des casino-hôtels dotés d'une salle de spectacle, et que ce format s'est développé au Canada avec des architectures identifiables. Le chapitre 3 sort lui aussi de France, pour une raison comparable.

La lettre du catalogue

Une lettre à chaque mise à jour du catalogue, soit quatre fois par an.

Aucun envoi n'est effectué depuis cette page de démonstration.